L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

01 May

Expo Solo Show Contemporaine: Manuel Ocampo "Notes from the Ste Anne Asylum"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Exposition solo show

Du 12 Avril au 31 Mai 2014

 

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter Notes from the St. Anne Asylum pour sa cinquième collaboration avec l’artiste Manuel Ocampo.



Document Martien rédigé par un medium sous hypnose, 2013

Document Martien rédigé par un medium sous hypnose, 2013

Notes from the Ste. Anne Asylum présente une sélection de peintures réalisées à l’occasion du séjour de l’artiste philippin à Montpellier en 2013. Invité par le Carré Sainte-Anne à investir cette ancienne église catholique néo-gothique, aujourd’hui désacralisée, Manuel Ocampo avait magistralement orchestré une exposition de 35 œuvres, dont  23 peintures datées de 2009, simultanément exposées avec douze pièces réalisées d’après le lieu pendant les trois mois précédant cette exposition.

Monument to the Pathetic sublime, 2013

Monument to the Pathetic sublime, 2013

Les peintures de Manuel Ocampo ont cette faculté remarquable de transmettre la grande finesse d’observation de l’artiste, au travers d’une sémiotique immensément riche de sens et  de références. Il concilie sur un seul et même plan les signes de la religion judéo-chrétienne, l’imagerie vernaculaire, les conquistadors et l’iconographie du catholicisme espagnol, la culture underground de Manille, les trash comics, la bande-dessinée d’un Robert Crumb et la science-fiction, l’art naïf et la violence des ex-votos mexicains, l’apologie du burlesque et l’esthétique des films gore,  la culture du Heavy Métal, l’artisanat des retablos sud-américains, la satire de l’histoire et de la morale assorti à un cynisme politique, le néo-dadaïsme après Duchamp et le surréalisme de Picabia, mais aussi et surtout l’idéal populaire de la figure de l’artiste insoumis qui dénoncerait l’hypocrisie des accomplissements de nos viles civilisations.

Martien Document Exhibit A, 2013

Martien Document Exhibit A, 2013

Depuis les années 80, l’artiste philippin a développé un vocabulaire plastique dont la constance du développement ne se départit jamais de la virulence et de la provocation dans ses motifs : dents molaires, croix, formes embryonnaires  foetus, crânes, signes phalliques et scatologiques, oiseaux, viscères et saucisses, excréments, ampoules, personnages de cartoons, crucifix et calices, épées, yeux et ossements, vautours et déchets alimentaires. Prolifique et d’une grande générosité, il ancre sa palette sombre dans une gestualité radicale inspirée de la peinture expressive de Francis Bacon ou de la brutalité sculpturale de Paul McCarthy.

La joie de vivre, 2014

La joie de vivre, 2014

Faiseur d’images subversives et décadentes, il alimente à profusion le chaos avec jouissance, insolence et jubilation. En confrontant  les fétiches de la religion et de nos symboles avec les icônes de la culture populaire, Manuel Ocampo questionne notre attachement à nos valeurs, nouvellement transposées dans une société de consommation instable et incertaine.

Primogenitor, 2014

Primogenitor, 2014

Le titre de l’exposition Notes from  the Ste. Anne Asylum est une réminiscence de l’endroit qui comporte aussi le terme asile, pour évoquer un lieu inviolable où l’on serait à l’abri des persécutions, des poursuites, de la justice ; un sanctuaire : «On considère que l’univers de l’artiste se place à distance des codes du quotidien, qu’il doit certainement cultiver une certaine folie - réelle ou imaginaire, et l’on attend de lui qu’il se comporte comme tel - un cliché également largement exploité par les artistes» commente Manuel Ocampo.

Krampus, 2011

Krampus, 2011

Malgré toute la transgression qui caractérise son travail, l’œuvre de Manuel Ocampo apporte une certaine forme de confiance : c’est précisément parce qu’il nous donne à voir crûment des compositions anarchiques, que l’on s’assure qu’une contestation des modèles établis est toujours possiblement latente, et qu’il nous reste à espérer que c’est par le grotesque de la chute et de la destruction que viendra la résurrection.

Noctural Emissions in the dark, 2013

Noctural Emissions in the dark, 2013

Manuel Ocampo est né en 1965 à Quezon City, aux Philippines. Il vit et travaille à Manille, Philippines. Après un diplôme de l’Université des Philippines, Manuel Ocampo s’installe à Los Angeles où il étudie à la California State University de Bakersfield dont il sortira diplômé en 1985.

Galerie Nathalie OBADIA

3 rue du Cloître Saint-Merri
75004  Paris

 

http://www.galerie-obadia.com

 

 

Horaires et jours d'ouverture: Du mardi au samedi de 11h00 à 19h00.

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