L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

16 Jun

Expo Collective Contemporaine: Tracé(s)

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo groupée Contemporaine

 Eclipse, 2014 de Caroline CORBASSON

Eclipse, 2014 de Caroline CORBASSON

Du 30 Mai au 19 Juillet 2014

Expo Collective Contemporaine: Tracé(s)

Tracé(s) est un projet curatorial dépliant une réflexion cartographique dans l’art contemporain. Initié à la galerie Lot10 à Bruxelles en 2013, le premier chapitre comportait une dimension politique et mémorielle avec la présentation des œuvres de Laurent Ajina, de Morgane Denzler et de Till Roeskens.

La galerie Perception Park accueille le second chapitre qui vient ouvrir de nouvelles perspectives cartographiques. L’exposition repose sur le concept de projection mentale de cartes, de topographies et de territoires.

Map with a view - géometrie de l'enfermement, Twin Towers, Los Angeles, 2014 de Laure TIXIER

Map with a view - géometrie de l'enfermement, Twin Towers, Los Angeles, 2014 de Laure TIXIER

The last piece of Wasteland, 2014 de Thomas TRONEL-GAUTHIER

The last piece of Wasteland, 2014 de Thomas TRONEL-GAUTHIER

Les œuvres de Caroline Corbasson, Nicolas Desplats, Vanessa Fanuele, Pascal Lièvre, Laure Tixier et Thomas Tronel Gauthier déploient différents types de géographies : intimes, psychiques, fantasmagoriques, symboliques ou physiques. Il s’agit alors d’observer comment le regardeur peut être amené à penser, à tracer et à imaginer une carte ou un paysage à travers une sélection d’œuvres ouvrant des passages et des espa- ces de projections.

Le dehors et le dedans sont convoqués : les œuvres nous renvoient à la fois à nous-mêmes (nos souvenirs, nos références et notre imaginaire), mais aussi à ce qui nous dépasse (la nature, la dérive, l’ailleurs).

Les œuvres articulent un dialogue entre ouverture et enfermement, les artistes convo- quent différents types de projections.

 

Laure TIXIER

Laure TIXIER

La peinture murale de Laure Tixier, Map with a View (2014), recèle une lecture double. La forme noire nous est inconnue, elle fait d’abord appel à des champs symboliques liés à l’ésotérisme, l’astrologie ou une forme d’écriture ancienne. Elle se révèle être le plan d’une prison. L’imaginaire porte au fantasme, tandis que le réel ramène au contrôle et à l’autorité.

En face, Pascal Lièvre reprend les dix figures du test de Rorschach en paillettes noires. Mis au point en 1921, le test de type projectif suppose une évaluation psycho-logique par l’interprétation des taches d’encre. La lecture des formes apporterait ainsi des clés de compréhension d’une personnalité. Un cheminement intime et subjectif présent dans les dessins de Vanessa Fanuele.

Le trait dérive, s’entremêle et s’hybride. Il témoigne d’une recherche personnelle où l’intérieur (l’organique) et l’extérieur (le psychique) se rejoignent.

Pascal LIÈVRE et Thomas TRONEL-GAUTHIER

Pascal LIÈVRE et Thomas TRONEL-GAUTHIER

Psychodiagnostik VIII, 2014 de Pascal LIEVRE

Psychodiagnostik VIII, 2014 de Pascal LIEVRE

Psychodiagnostik VIII, 2014 de Pascal LIEVRE

Psychodiagnostik VIII, 2014 de Pascal LIEVRE

Les dessins ouvrent de nouveaux territoires dont l’œuvre de Thomas Tronel Gauthier pourrait en être l’empreinte. The Last Piece of Wasteland (2011) est le moulage d’un sol naturel, sa couleur noire nous renvoie vers des espaces hostiles (volcaniques, souter-rains), voire inconnus.

La trace nous invite à la projection d’un paysage. Caroline Corbasson a totalement recouvert la surface d’un globe terrestre de graphite (Eclipse).

Peinture outremer, 2014 de Thomas TRONEL-GAUTHIER

Peinture outremer, 2014 de Thomas TRONEL-GAUTHIER

Le dessin des mers et des continents est enseveli sous une couche grise métallique. S’il est visuellement absent, l’esprit ne peut s’empêcher de le retracer mentalement. Une réponse également induite par le contenu mystérieux des pots de peintures de Nicolas Desplats. Upotia suggère l’idée d’une carte liquide, qui, par un truchement de l’ordre du magique, pourrait être appliquée au mur ou au sol.

Les artistes font appel à une interaction entre l’œil, l’esprit et la mémoire, activée par un processus projectif qui engendre une pluralité cartographique animée par des références cognitives et sensibles. Qu’elle soit suggérée, fragmentée, enfermée ou recouverte, la carte échappe aux normes pour libérer l’imaginaire.

Julie Crenn

Nicolas DESPLATS, Upotia, 2013

Nicolas DESPLATS, Upotia, 2013

Galerie Perception Park

20, rue Domat
75005 Paris

 

www.perceptionpark.com

 

Horaires : Du mercredi au samedi de 14h à 19h

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