L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

12 Oct

Expo Collective Contemporaine: (DE) CONSTRUCTION

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo groupée Contemporaine, #exposition collective art contemporain

Du 18 Septembre au 1er Novembre 2014

 

 

Artistes représentés: Jae KO, Gabriel Pionkowski, Dirk Vander Eecken, Gilbert1

 

Pour cette rentrée 2014, la galerie propose une exposition intitulée (de) construction, au sein de son espace dédié à l’art contemporain.A cette occasion, nous présenterons les travaux de quatre artistes travaillant pour certains la déconstruction à travers la décom- position de l’oeuvre, et pour d’autres, le processus de construction avec la disposition et l’assemblage de matériaux ou différentes parties qui forment un tout.

"JK304", 2014 de Jae KO (Photo Eric Simon)

"JK304", 2014 de Jae KO (Photo Eric Simon)

Gabriel Pionkowski déconstruit ses toiles fil par fil pour les reconstruire en créant ainsi une œuvre qui interroge le support et fait naître un nouvel angle d’analyse de l’oeuvre.

"Sans titre", 2011 de Gabriel Pionkowski (Photo Eric Simon)

"Sans titre", 2011 de Gabriel Pionkowski (Photo Eric Simon)

II construit ses tableaux à travers un rejet initial de la surface donnée : il ,déconstruit la toile et ainsi le plan de l’image, peint chaque fil à la main et reconstruit la toile sur un métier à tisser traditionnel. Ce processus de (re)présentation de la toile implique et révèle la faculté de questionner l’arrière de la surface, mais aussi la composition de la structure (châssis en

bois, parois, agrafes, clous, câbles et leur corollaire), comme dispositif pictural. de façon plus générale, les œuvres des dernières années ont été très influencées par le travail de Giorgio Morandi, de Henri Matisse, et des expressionnistes abstraits tardifs tels que Agnès Martin, et par le concept philosophico religieux de « voïd » dans le daoïsme.

 

La question la plus brève qui a conduit tout son travail ces dernières années a été : « Com- ment peut-on ne rien peindre ? ».son travail le plus récent (2012-2014) revient à la peinture sur le plan établi.

Ces signes séparent la surface latéralement, et grâce à différents degrés de pression, pénètrent la toile pour en marquer l’arrière. dans la volonté de rendre cet arrière visible, la toile est coupée, chaque bande est alors tournée à 180° sur un pli central puis tissée sur elle-même. Le résultat consiste en un tableau qui se tient dans un état précaire entre le sujet initial et celui qui, bien qu’établi en lui-même, est derrière ; entre certitude et incertit- ude, entre l’unisson et le chaos ; le temps dans l’espace d’un instant.

"JK459, Ultramarine Blue", 2014 de Jae KO (Photo Eric Simon)

"JK459, Ultramarine Blue", 2014 de Jae KO (Photo Eric Simon)

Jae Ko, quant à elle, utilise du papier recyclé pour former des volumes colorés qui se construisent en se gonflant d’encres. Les formes et les structures de ses oeuvres sont des constructions uniques mêlant ainsi tradition et modernité.

"JK461", 2014 de Jae KO (Photo Eric Simon)

"JK461", 2014 de Jae KO (Photo Eric Simon)

Son travail s’inscrit dans un espace entre l’écriture et la sculpture, cette forme biomorphique ressemble souvent à un signe calligraphique gonflé.

Bien que Ko aime laisser libre interprétation à l’imaginaire du spectateur, elle reconnaït des références personnelles dans son geste. elle est notamment attirée par les formes asiatiques traditionnelles, les détails architecturaux comme les colonnes mais aussi l’intérieur des fleurs. Ces sources d’inspiration offrent à ses pièces un résultat alliant couleur, forme et texture avec une richesse d’émotions et d’allusions.

Ko explique : “Les bordures des papiers infiniment longs créent des dessins de lignes constitués de spirales, d’endroits plus ou moins serrés en fonction de comment je les enroule”. au fil du temps, le papier absorbe l’encre, s’allonge et se gonfle dans des formes organiques sculpturales guidées par la conception de l’artiste.

Jae Ko (Photo Eric Simon)

Jae Ko (Photo Eric Simon)

Gilbert1, qui nomme certaines de ses œuvres « destruction », investit le sous-sol de la galerie à l’occasion de cette exposition. il travaille dans la rue et les lieux abandonnés comme en atelier ou en galerie. il s’exprime par des figures abstraites et destructurées, dans le courant de l’arte povera.

"Assemblage sur fenêtre #1", 2014 de Gilbert1 (Photo Eric Simon)

"Assemblage sur fenêtre #1", 2014 de Gilbert1 (Photo Eric Simon)

"Assemblage sur chassis", 2014 de Gilbert1 (Photo Eric Simon)

"Assemblage sur chassis", 2014 de Gilbert1 (Photo Eric Simon)

Gilbert1 est un touche à tout issu de la culture graffiti/street art, un plasticien qui travaille dans la rue et les lieux abandonnés comme en atelier. S’étant exercé longtemps à la calli- graphie et typographie, il s’exprime désormais par des figures abstraites et destruc- turées qui représentent les traces d’une société décadente, utilisant différentes techniques comme la peinture, la sérigraphie, la sculpture, l’installation, la vidéo.

Il a développé un univers d’apparence chaotique, brut et authenti- que, dynamique et puissant, lié à une recherche de mouvement et de déformation de l’espace, qui symbolise une forme d’urgence. Récemment il a réalisé un film en stop motion et un musée à ciel ouvert de 1200m2 dans un lieu abandonné.

Gilbert1 est né en 1980. il vit et travaille à nancy.

"Installation", 2014 de Gilbert1  (Photo Eric Simon)

"Installation", 2014 de Gilbert1 (Photo Eric Simon)

Dirk Vander Eecken, enfin, s’intéresse à la fragmentation de l’infiniment petit pour recons- truire son oeuvre couche par couche, laissant apparaître le processus de (de)construction, d’apparition et de disparition..

 

Dirk Vander Eecken travaille en étroite collaboration avec la microscopie électronique et le groupe de nanotechnologie du département de physique de l’université d’anvers. son approche expérimentale fournit un travail novateur sur la peinture, les arts graphiques et la science. il est diplômé en 2008, le premier doctorat en arts à l’université d’anvers.

Cela s’est accompagné d’une magnifique exposition au Musée royal des Beaux-arts d’Anvers.

"Red Room", 2012 de Dirk Vander Eecken

"Red Room", 2012 de Dirk Vander Eecken

"Moiré", 2010 de Dirk Vander Eecken

"Moiré", 2010 de Dirk Vander Eecken

Les grilles et les modèles que dirk vander eecken utilise indiquent toujours le nouveau, toujours plus d’abstraction dans ses peintures. Ces travaux contiennent des couches qui permettent des possibilités improbables.

Ceux-ci se réfèrent au visible et à l’invisible. La structure optique est source de confusion parce que la grille reste visible, mais la profondeur atteint l’infini. Ces références expirent, juste une nouvelle image.

Helene Bailly Gallery

38, rue de Seine
75006 Paris

 

www.helenebailly.com

 

Horaires d'ouverture: Du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h
Le samedi de 14h à 19h

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