L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

20 Jan

Expo Solo Show: Mike MACKELDEY "La manie d’abruti"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Exposition solo show

Du 8 janvier au 21 février 2015

 

La Galerie Da-End a le plaisir de présenter la première exposition personnelle en France du peintre allemand Mike MacKeldey, intitulée La manie d’abruti.

"Knilch Castis", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End

"Knilch Castis", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End

Né en 1973 à Francfort-sur-le-Main, MacKeldey renouvelle avec audace le genre de la peinture de portraits. Loin de vouloir produire des oeuvres au rendu lisse ou idéalisé, il bouscule la tradition à l’aide de gestes picturaux et de recherches toutes en matière. Multipliant les interventions sur la toile, il vient brosser, altérer sa première image de

facture réaliste avant d’y superposer plusieurs écritures, brusques et immédiates, évoquant tour à tour dessins d’enfants ou graffitis. Ce jeu de contrastes, qui constitue sa marque de fabrique, semble traduire une prise de distance avec la peinture-même et offre de multiples pistes de lecture au spectateur.

" Ko Coirhf", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End

" Ko Coirhf", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End

"Raiks", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

"Raiks", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

« …Il y a le balayage latéral de la surface, qui peigne littéralement la peinture, » écrit Marc Molk*, au sujet du travail de Mike MacKeldey. « Une peinture transformée en chevelure auburn étalée sur un lit, cheveux après cheveux, parfaitement. Ainsi on est envahi par une sensation de grande douceur, de grande délicatesse, mais une sensation inquiète, puisque tous ces cheveux ne sont plus sur leur tête.

 

En travers de ces stries, qui forment comme les millions de sillons d’un disque vinyle rectangu-laire, il y a des gravures nerveuses, folles, faites dans le gras de l’huile brossée, jusqu’au cru de la toile, par la main d’un maniaque sans doute. Il y a aussi, a contrario, de la pâte étalée grassement, grossièrement, graphiquement, par-dessus (dans) la moire précieuse, primitive.

"Pöpel Grais", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

"Pöpel Grais", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

Petit format "Xjeeid" et "Julian" et grand format "Molch Bora Tapaunr", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

Petit format "Xjeeid" et "Julian" et grand format "Molch Bora Tapaunr", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

"Cù-Luirge", 2012 de Mike MacKeldey et Ellen DeElaine  Courtesy Galerie Da-End

"Cù-Luirge", 2012 de Mike MacKeldey et Ellen DeElaine Courtesy Galerie Da-End

Ce contraste entre élégance et malpropreté fonctionne à plein, il est saisissant. (…) Il y a de l’écriture, beaucoup d’écriture. D’abord l’écriture gravée, l’écriture à la clé sur la carrosserie du tableau. L’écriture méchante, envieuse, l’écriture de l’ouvrier éreinté

qui traîne sur les grands boulevards et raye une vague rageuse sur le flan d’une Lamborghini magnifique, mal garée, insupportable. Puis il y a l’écriture enfantine, l’écriture en bâton, l’écriture crémeuse qui salit mais qui soigne.

L’écriture Nivea et son long charabia attendrissant. (…)

" Ladapdi", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

" Ladapdi", 2014 de Mike MacKeldey Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

"Nachtmahr", 2011 de Mike MacKeldey et Ellen DeElaine  Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

"Nachtmahr", 2011 de Mike MacKeldey et Ellen DeElaine Courtesy Galerie Da-End © Photo Éric Simon

Peinture punk.

 

Genre toi ma petite fille, tu vas arrêter de faire ta petite mijaurée vite fait ! Je vais t’arranger ton air d’éternelle première de la classe ! Genre surtout j’ai commencé par peindre un beau tableau, séduisant, un peu à la Richter, mais moi mon gars, je ne m’arrête pas là ! Et même si je pourrais facilement déclencher les “woua c’est beau !” de la bourgeoisie, je vous dis merde, merde à toi et aux autres ! Et le beau gentil tableau, je le vandalise. Parce que voilà, je ne veux pas jouer de la lyre apollinienne pour tonton et tata ! Ce que je veux que tu contemples, c’est le merveilleux d’un massacre à la tronçonneuse ! Je te redescends de force dans les stations crades du métro, des

arrondissements de l’Est, dans les toilettes de la boîte anglaise où la porte est saccagée d’insultes de toxicos et de numéros de portables que personne n’appelle. Je t’enferme dans une armoire d’enfance abusée, d’enfant terrorisé, et tu n’as pas le choix…

Alors regardez, regardez ce tableau et à travers ce tableau le tableau sous le tableau, et à travers ce second tableau, remarquez dans les yeux de la jeune fille le reproche, le jugement. Derrière son regard, devinez qui elle regarde ?

Oui,

"Bäääähibbuuaa", 2014 de Ellen DeElaine Courtesy Galerie Da-End

"Bäääähibbuuaa", 2014 de Ellen DeElaine Courtesy Galerie Da-End

"Stla Metterling", 2014 de Ellen DeElaine Courtesy Galerie Da-End

"Stla Metterling", 2014 de Ellen DeElaine Courtesy Galerie Da-End

Galerie Da-End  

17 rue Guénégaud  

75006 Paris


www.da-end.com

 

Horaires d'ouverture: du mardi au samedi de 11h00 à 19h00.

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