L'ACTUALITÉ D'ART CONTEMPORAIN DE PARIS ET D’ÎLE-DE-FRANCE

25 Jan

Expo Installation Contemporaine: Stephan CRASNEANSCKI "What we leave behind / Jean-Luc Godard’s archives"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo Installation Contemporaine

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Du 9 Janvier au 27 Février 2016

 

Né en 1969 à Odessa, Il vit et travaille à New-York.

Après un BFA (licence) à la Parsons School of Design et un MFA (master) à la Tisch School of the Arts de l’Université de New York (NYU), il crée Soundwalk en 2000.

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Ses premiers parcours sonores à Chinatown et dans le Lower East Side deviennent rapidement des classiques et la fondation Adidas lui donne carte blanche pour créer trois nouveaux parcours dans le Bronx avec Jazzy Jay et Afrika Bambaataa, récompensés par un Audie Award en 2004.

Depuis, Soundwalk a développé un catalogue mondial avec des productions à Paris, Londres, Berlin, en Chine, en Inde, et en Espagne, récompensées par de nombreux prix : Dalton Pen Award 2005 pour le Sonic Memorial Soundwalk de Ground Zero avec Paul Auster, Audie Award 2007 pour les Williamsburg Hasidic Soundwalks, Audie Award 2009 pour le Beijing Soundwalk avec Gong Li...

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

What We Leave Behind, (Ce qu’on laisse derrière soi)
Un plateau de cinéma. Des sons qui n’ont jamais vu le jour et ne sont jamais sortis de ces moments, derrière la caméra, devant des acteurs dans l’invention d’un plan, d’une image. Stephan Crasneanscki a eu accès à des fragments de sons issus des tournages des films de Jean-Luc Godard, mais également à toute une documentation, un témoignage de ce qui a nourri le cinéaste.
Ce qu’on laisse derrière soi, ce qu’il a redécouvert, presque par accident, révèle une partie des archives du cinéaste, celles qui ont été oubliées, voire délaissées...
C’est aussi un portrait du cinéma contemporain une réflexion sur l’archive, une libre réinvention par le montage, le collage, de moments de cinéma nés d’une collision entre littérature, arts visuels et musique que Godard fut le premier à rassembler.
Oeuvre composite, What we leave behind conduit Stephan Crasneanscki à poser son
regard sur ces objets oubliés détenteurs d’une matière à penser en attente d’être
dévoilée.


L’artiste observe donc, recompose et invite à son tour à percevoir.
Être, c’est être perçu nous dit Berkeley et l’être des objets est d’être perçu, comme
celui des sujets, de percevoir.
Des bobines de films, des livres, des feuillets d’écriture, des cassettes vidéos, un
amoncellement d’informations, des indices qui s’offrent à son regard et évoquent aussi une mémoire du cinéma au regard de ses différents supports.
Par le film, le son et la photographie Stephan Crasneanski convoque un imaginaire lié
à la pensée de Godard et restitue une expérience.
Il livre des indices et questionne :
Un arbre qui tombe dans la forêt, fait-il du bruit s’il n’y a personne pour l’entendre?
Est-ce l’esprit qui crée ce qu’il observe, alors privé de l’observation, que se passe-t-il ?
Des archives plongées dans un interminable silence?


Que laisse entrevoir une bobine laissant apparaître l’inscription « Nouvelle vague » ? Un
nouveau cinéma, une révolution ? un livre ouvert sur une époque, un témoignage à la
fois poétique et sociologique ?

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy  Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki - Courtesy Galerie Odile Ouizman © Photo Éric Simon

Stephan Crasneanscki collabore régulièrement avec de grandes marques et des institutions culturelles. Sa première exposition de travaux photographiques a lieu à Chelsea à New York en 2001. Il a réalisé de nombreux portraits d’artistes pour des magazines comme Blast, Vogue, l’Officiel Voyages et des reportages pour le National Geographic.

En 2008, il photographie les douze plus influents leaders religieux pour le livre des frères Naudet, «Au nom de Dieu», qui est publié dans Newsweek International.

Parcourant le monde et multipliant les projets cet artiste expérimente et déploie une oeuvre poly- morphe qui prend très souvent source dans l’observation et la réactivation de la mémoire d’hom-

mes illustres à travers les lieux qu’ils ont sillonné. Les séries Ulysse Syndrome, Holzwege, et mainte- nant What leaves behind voient ainsi Ulysse, Heidegger, Kurosawa, Beuys ou Godard se manifester dans un dialogue que Stephan Crasneanscki veille à amplifier.

Galerie Odile Ouizeman 

10/12 rue des Coutures Saint-Gervais
Fr- 75003 Paris


www.galerieouizeman.com

 

Horaires d'ouverture: du mardi au samedi de 14h à 19h.

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