L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN DE PARIS ET D' ÎLE-DE-FRANCE

04 Feb

Expo Photographie Contemporaine: Arlene GOTTFRIED "Bacalaitos & Fireworks"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo Photographie Contemporaine

"El Cotorrito", 1980  d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"El Cotorrito", 1980 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

Du 20 janvier au 25 février 2017

 

De ma fenêtre dans le Lower East Side à New York, j’observais la culture portoricaine que j’avais découverte trente ans auparavant, à l’époque où je commençais la photo. Un soir, j’ai entendu un marchand ambulant crier « bacalaitos et feux d’artifice ! » : les bacalaitos, des beignets de morue à la portoricaine, et les feux d’artifice pour le week-end du Quatre-Juillet.

Cette juxtaposition est restée gravée dans mon esprit, symbole de cette population immigrée vivant dans les rues de New York.

"Miss Yauco", 1981 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Miss Yauco", 1981 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Trampoline", 1984  d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Trampoline", 1984 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"El Pico", 1981  d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"El Pico", 1981 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

 

L’immigration portoricaine vers les États-Unis a débuté dans les années 1950, les gens venaient chercher un meilleur niveau de vie. Les familles qui arrivaient s’installaient dans plusieurs quartiers de la ville, dont le quartier de Brooklyn où j’ai grandi. J’ai traîné dans les rues avec mes copains et mes voisins, j’y ai appris à danser la salsa et à parler un peu espagnol, et quand je me suis mise à la photo, mes amis du quartier sont devenus mes sujets.

Au fil des années, j’ai de plus en plus fréquenté la population latino, et c’est toujours quelque chose de très important dans ma vie. Les images présentées ici montrent les effets négatifs de la pauvreté, la souffrance et la marginalisation, le manque de soins, les grossesses non désirées, les filles-mères, la drogue, la criminalité, la prison et le taux de mortalité extrêmement élevé des jeunes de la communauté portoricaine à New York.

"Loss", 1990  d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Loss", 1990 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Chihuahuas, Central Park", 1985  d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Chihuahuas, Central Park", 1985 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Summer Afternoon", 1985  d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

"Summer Afternoon", 1985 d'Arlène GOTTFRIED - Courtesy Les Douches la Galerie

Mais ces images montrent également l’esprit de tout un peuple qui déborde de vie. Au cœur du ghetto, pour s’en sortir, les gens peuvent compter sur cette communauté vivante et soudée pour surmonter les obstacles et les épreuves de la vie quotidienne.

Arlene Gottfried

Les Douches — La Galerie

5, rue Legouvé

75010 Paris

 

www.lesdoucheslagalerie.com

 

Horaires d'ouverture:  Du mercredi au samedi de 14h à 19h
 

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