L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

03 Jan

Expo Collective Street Art: STREET & POP

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Street Art

 

 

Du 25 octobre au 8 janvier 2014

 

Special Guest : Mr Brainwash

 

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“Street & Pop” Sous cette vaste et double bannière, la galerie Moretti & Moretti, rassemble à compter du 24 octobre sur les 750 mètres carrés de son espace, 14 artistes contemporains, particulièrement vivants et representatives.

Chacun, à sa manière, met des formes puissantes et des couleurs mémorables sur ces grandes avenues de l’art d’aujourd’hui. Ils sont les frères d’arme ou les enfants des rues d’Andy Wahrol, de Jean Michel Basquiat, de Keith Haring…. Célèbres ou promis à la célébrité par leur originalité et la vitalité de leurs creations….On connait leur nom et leur signature. Ils animent les rues et le marché de l’art.

 

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Mr Brainwash, Catherine de Medicis

 

Jérôme Mesnager a lui aussi inventé un personnage voir une silhouette pour certain qui frappe le regard. Et s’incruste dans les mémoires. Mais ce personage est le plus souvent de belle taille. C’est un grand “corps blanc”, installé en quelques coups de pinceaux  très maitrisés, sur des murs et des palisades. Il a des fesses et des épaules, des jambes et des bras, et une tête. On le reconnait entre mille. D’ailleurs, les grands voyageurs l’ont rencontré partout dans le monde. Depuis 1983, de Menilmontant à la muraille de Chine, des catacombes à la rue Visconti, de l’Ile de ré à Marrakech, à Moscou, à New York….partout cet “homme en blanc” court, se livre à des combats, réfléchit, grimpe aux murs, s’échappe et vit: libre. Son alter ego, son père né en 1961, est lui aussi un homme de liberté.

 

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Jérôme Mesnager, les clefs

 

Jef Aérosol travaille avec un procédés graphiques les plus anciens de l’humanité : le pochoir. Une technique qu’il a mise au service d’un très grand savoir-faire et d’images extrêmement figuratives et stylisées. A 25 ans, en 1982, il travaille son premier pochoir qu’il applique sur un mur dans une rue à Tours. Ses personnages fétiches, gandhi, Presley, Musil, Lennon, Dylan, Hendrix….mais aussi des anonymes, le plus souvent symboliques, des enfants, des mendiants, des musiciens….. Il n’est guère de pays dans le vaste monde où ne figure, accompagné toujours d’une grosse flèche rouge, un de ses héros mythiques . Son exploit : une fresque de 350 m2, réalisée à Beaubourg en 2011, place Stravinski. Son titre : « Chuuuttt !!! »

 

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Jef Aérosol, Tonnerre de Brest 1


 

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Jef Aerosol, Gaucho 2013

 

Dominique Larrivaz, dit Larry, n’est pas du genre à se laisser intimider. Ni par les immenses surfaces qu’il embrasse, ni par les sujets les plus crus et les plus vastes qu’il se fixe. Il n’a pas 20 ans, en 1981, quand il envoie ses grandes peintures de filles- on peut dire des racolleuses- sur leurs à-plats de papier kraft, occuper le bois de Boulogne lieu de prostitution. C’est que Larry se situe davantage dans la lignée de Baudelaire et de Carco que dans celle de Madame Lafayette, Monstres humains trop humains, corps brisés par le travail et la luxure, les visions de la chair ont toujours une profondeur poétique. Dans sa poursuite, aujourd’hui, du Coelacanthe, ancêtre de 350 milions d’années des vertébrés et de l’homme lui-même, Larry demeure à la recherche des origines et des tréfonds de l’humaine nature. Qu’elle soit sombre ou rayonnante.

 

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Dominique Larrivaz, 2011

 

Paella, on l’a connu d’abord, dès 1985, sous le nom étrange de « Paella Chimicos » par l’intercession de ces centaines de mini-affichettes placardées dans les rues de Saint Germain des Près et autres lieux. Son petit bonhomme dont la tête ressemblait à une trompe d’éléphant repliée en spirale sur elle-même emplissait ou non le cadre du papier. On lisait ses commentaires rigolos ou politiques puis, Michel Palacios, un des résidents des Frigos du bord de Seine, s’est nommé Paella et Paella ?. Son petit personnage a grandi, son support aussi eta fait son chemin d’affichiste connu. L’humour sur les espaces qu’il se donne s’y partage la place avec la contestation et la revendication d’un monde plus juste, plus fraternel.

 

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Paella? , Montre là-dessus

 

Thom Thom, a inventé la profondeur éloquente de la surface plane. Je m’explique. Dans ces vastes champs du possible (Oh, Jacques Villegle !) que constituent, sur les murs des cités, les à)plats des affiches publicitaires encollées et superposées, il creuse. Sous la peau obligatoirement codifiée par les gourous du marketing, il révèle des sillons, des lucarnes, des lignes, des moments de couleurs, des vibrations enfouies comme des filons dans une mine d’or. Ces affiches, il les travaille aussi. Il les découpe, les reprend, les remodèle à sa guise, faisant naitre des images nouvelles. En décrypteur de la « Société du spectacle » de Debord, de Vaneigem, de Fluxus, il invite à voir et à réfléchir.

 

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Thom Thom, 2013

 


Konny Steding est une égérie-née. Du mur de Berlin à la Rockefeller University, puis à Cologne, à Paris, New York, Londres…Konny est née à Stuttgart, elle ponctue ses séjours de performances et d’affichages remarqués. Le centre de son invstigation a longtemps été la notion du dechet, de la pollution, de la destruction…Dans les couloirs des métros, les galeries, sur les trottoirs, cette « activiste urbaines » a fait de la poubelle le symbole honni et adulé de la consommation. Les interventions de Konny Steding ont aussi, le plus souvent désormais, des aspects plus intrinsèquement « artistiques » et surtout moins fugace ou conceotuels. A grands traits sur de vastes surfaces, elle peint des portraits de vedettes de la cultures punk, ces portraits et aussi  sans doute le sien qu’elle réalise le plus souvent sur de grandes toiles ou des affiches avant de les coller sur les murs des capitales s’affirment comme un fabuleux capital de visions contemporaines, avec leur coulures, leurs graffitis surajoutés, leur larmes, ce sang de la peinture…

 

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Konny Steding

 

Freddish est à la fois peintre et sculpteur. Son œuvre double le conduit naturellement vers deux horizons distincts. Dans une volubilité à la fois joyeuse et sarcastique il compose, avec son pinceau et ses reprises de personnages, des scènes hyper-colorées de mondes complexes où se croisent, s’entassent, se répondent les figures de notre Panthéon fantasmatique, de Mickey à Batman, de Cendrillon à Al Capone….A y bien regarder, en réalité, ce travail qui à l’origine pourrait apparaître schizophrénique trouve son unité et son sens dans une impressionnante créativité personnelle.

 

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Freddish, 2011

 

Last but not least, voici le « special guest » Mr Brainwash. Vidéo-cinéaste et street pop artiste basé à los Angeles, de son vrai nom Thierry Guetta, c’est un phénomène et son parcours éblouit. Il tombe dans l’art  par hasard en filmant ses amis du Street Art pendant plusieurs années afin d’elaboré un véritable documentaire sur ce mouvement artistique urbain. Mais chemin filmant Mr Brainwash se met lui aussi à couvrir les murs de ses propres créations graphiques. C’est une révélation : en 2007, Banksy lui fait comprendre qu’il est plus doué pour le dessin que pour la prise de vue… Dès l’année suivante, sa carrière de « street pop artiste » explose En retournant la caméra, Banksy le filme en 2010 et utilisant aussi des images tournées par Mr Brainwash , il réalise « Exit Through The Gift Shop » qui les fera connaître au grand public.

 

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Hijack, 2013

 

La première exposition personnelle de Mr Brainwash à Los Angeles en 2008, « Life is Beautiful », 250 pièces, fait 30 000 entrées. Buzz aidant, 7000 visiteurs impatients font la queue pour le vernissage. Prévue au départ pour deux semaines, l’exposition  dura trois mois. Les ventes flambent. En 2009, Mr Brainwash est si connu que Madonna le contacte pour la couverture de son album culte : « Célébration ».

 

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Hijack, 2013

 

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Hijack, 2013

 

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Hijack, 2013

 

À Londres, en 2012, Mr Braiwash, réussit son plus gros coup pendant les jeux olympiques en s’installant dans un immeuble entier à coté du British Museum. Résultat : une moyenne de 1500 viviteurs par jour pendant 4 mois. En attendant, le voici chez Moretti & Moretti dans l’exposition collective de rentrée 2013. Il vient avec son fils Hijack, 20 ans, dont les débuts voilà quelques mois à Londres, dans la très cotée « Mead Carney  Gallery » de Mayfair a enflammé le milieu de l’art.

 

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Philippe Bonan, Invader


Les autres artistes qui participent à cette exposition collective : Gérard Zlotykamien, Philippe Bonan, Zokatos Uhu, Simon Wildsmith, Shadee K.

 

 

Cette exposition spacieuse et kaléidoscopique ouvre une fenêtre irremplaçable à tous ceux qui se passionnent pour l’art de leur temps. Ou tout simplement à tous ceux qui veulent trouver du plaisir dans la fréquentation d’œuvres qui marqueront, à coup sur, l’histoire de l’art

Texte de Jacques BOUZERAND, 2013

 



Galerie moretti & moretti

6, Cour Bérard

75004 PARIS


http://www.moretti-moretti.com


Horaires d’ouverture: Du mercredi au dimanche de 14h00 à19h00.

 


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