L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

27 Apr

Expo: Gary Panter "JIMBO"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Street Art

 

Du 29 avril au 4 juin 2011

 

 

 

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  Si Gary Panter tient son rang dans des domaines aussi dissemblables que la peinture, la bande dessinée, la pochette d'album, le décor, le design, le graphisme commercial — avec de régulières incursions du côté du light-show et de la musique — c'est sans doute qu'il a commencé sa vie avec ce qui ressemble bel et bien à deux chances.


C'est sur ces fondements qu'une oeuvre sans pareille va se construire. Études de beaux-arts à l'East Texas State University en 1977, et puis Gary file à Los Angeles. Il a dix-sept ans. Il monte sa première vraie exposition de peinture, dessine les affiches et les flyers de The Germs, The Screamers et autres groupes punk West Coast du même tonneau. Il rencontre Paul Rubens, alias Pee-Wee Herman, avec qui il travaillera étroitement: les décors qu'il réalise pour le show télé Pee-Wee's Playhouse lui vaudront trois Emmy Awards.

Surtout, il crée Jimbo, personnage à cheveux en brosse et nez en trompette, un mix de punk et de plouc qui est son alter ego. Durant les Eighties, outre des pochettes pour les Red Hot Chili Peppers, pour Frank Zappa (qui apparaîtra dans une aventure de Jimbo) et pour les Residents (avec lesquels il fera de la musique), il peint frénétiquement. La toile est depuis toujours le point focal de sa création: «Une part de mon intérêt pour la peinture tient à ma sensibilité envers l'histoire de l'art. J'ajoute des idées, j'en retranche, je bifurque à partir des plus anciennes, je les relie, je tente d'inventer des couleurs inédites. J'essaye de découvrir ce que je peux faire et que les autres n'ont pas fait, ou sont incapables de faire (...). Le plus intéressant, c'est de trouver une nouvelle niche écologique.» (Interview de Gary Panter par David Jacob Kramer, The Believer, juin 2009).

Aujourd'hui, à soixante-et-un ans, Gary Panter continue de ne dormir que quatre heures par nuit: cet éternel touche-à-tout, cette espèce de Boris Vian post-underground a besoin de toutes ses secondes de veille pour produire, encore et encore. S'il n'ouvre plus la quarantaine de containers bourrés de jouets plus ou moins cassés qu'il conserve à son domicile, si sa grande période des light-shows avec Joshua White, un phare du genre, est close pour l'instant, il continue de modeler des marionnettes et de monter des maquettes d'architecture improbables avec des matériaux de récup, baguettes chinoises ou pailles en plastique, d'inventer des pochettes de disque, de gratter sa guitare («posée à trois métres de mon pinceau»), et de peindre sans relâche, de dessiner sans répit, surfant toujours avec le même brio à la lisière de l'expression populaire et de l'art.

 

 

 

 

 

 

http://www.galeriemartel.com

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