L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

27 Nov

Expo Photographie Contemporaine: Hannah WHITAKER "The Fifth Hammer "

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Photographie Contemporaine

 

Du 16 novembre au 11 janvier 2014 


Hannah Whitaker vit et travaille à New York. Elle a récemmnent été exposée à la galerie Thierry Goldberg à New York et au Locust Projects, Miami. Elle collabore à la rédaction de Triple Canopy et sa prochaine exposition personnelle se tiendra à la M+B Gallery, Los Angeles au printemps 2014. Elle fut sélectionnée pour les prix découvertes des rencontres d’Arles 2012.

 

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La galerie Christophe Gaillard présente «The Fifth Hammer», première exposition personnelle d’Hannah Whitaker à Paris. Des photographies représentant des paysages de la Louisiane, du Costa Rica, des portraits ou encore des natures mortes composées d’objets quotidiens y seront présentées.

Des principes organisationnels sont à l’origine des photographies d’Hannah Whitaker : motifs visuels, répétitions, systèmes numériques ou encore les compositions musicales de John Cage. Dans chaque photographie Whita- ker présente un raisonnement manifeste - illustré par une grille, un motif ou encore la répétition sur une série de photographies - tout en contrariant cette logique avec des erreurs, du hasard, des imperfections, du désordre.

 

 

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Cette exposition souligne l’intérêt croissant de Whitaker pour l’espace à l’in- térieur même de l’appareil photographique. Elle utilise une chambre photo- graphique 4x5 pouces ce qui lui permet de manipuler la pellicule à la main. Elle utilise des écrans papier découpés à la main pour perturber ou trans- former le processus photographique, défiant ainsi l’intégrité de l’image tech- nique. Déployant ces écrans à différentes étapes de l’exposition de la pellicule, elle les utilise parfois directement lors de prises de vues multiples, ou encore s’en sert pour exposer la pellicule à la lumière. Grâce à ces techniques «in-ca- mera», ses images se composent de couches successives de langages visuels, associant géométrie et photographie, le «fait main» et le technique, le plat et le tri-dimensionnel. Ainsi, les objets et espaces sont identifiés tant comme ma- tière photographique, que comme produit des écrans eux-mêmes - marques de fuites de lumière ou formes définies par les écrans de papier découpés.

 

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Avec une emphase sur la linéarité syncopée du dénombrement, les photographies de Whitaker donnent un rythme au regard, similaire au mouvement qu’induit la lecture. S’inspirant des écrits de Gertrude Stein et des designs textiles d’Anni Albers, elle met en place des types de stratégies répétitives qui seront défiées aussi vite qu’elles auront été établies. Whitaker s’intéresse aux histoires politisées et codées qui se cachent derrière les motifs et l’abstraction géométrique, tant dans les Beaux Arts que dans les arts populaires. Dans Water Water Water par exemple, elle emprunte la logique modulaire des «quilts» traditionnels Américains. Dans la série Limonene, elle va chercher dans les détritus récupérés sur les trottoirs de Miami, un langage visuel enraciné dans la peinture abstraite. La série Red est issue d’un projet plus large qui comprend 36 photographies re-photographiées, basé sur une séquence numérique.

 

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Contrairement à ses précédentes séries, les sujets de «The Fifth Hammer» sont intentionnellement terre à terre. Tandis que l’élaboration de ses photographies est pour le moins non-conventionnelle, ce qu’elles représentent ne s’éloigne pas des usages convenus de la photographie. Elles documentent sa vie personnelle et ses voyages. L’emphase mise sur les conditions dans lesquelles ces photos ont été créées contredit néanmoins l’expérience même du regard : la photo 255 ne tire pas sa force de la grille qui dissimule le regard du modèle, mais du fait que malgré elle, le regard nous parvient.

 

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Le titre de l’exposition trouve son origine dans la légende des marteaux de Pythagore racontée par Boèce dans laquelle Pythagore, en écoutant les bruits d’une forge, s’interroge sur l’harmonie rendue par les différents marteaux frappant l’en- clume. En comparant le poids de chaque marteau au son qu’il produit, il en déduit les principes de l’harmonie musicale quantifiant ainsi un phénomène esthétique. Le cinquième marteau cependant est dissonant à l’égard des autres, Pythagore ne l’inclut donc pas, délibérément, à son étude. Cette histoire montre la limite d’un raisonnement logique quand il s’agit d’expliquer le monde qui nous entoure, de la même manière que les images perturbent la pensée linéaire pour y introduire des modes de pensée paradoxaux ou absurdes.

 


Galerie Christophe Gaillard

12, rue de Thorigny

75003 Paris


www.galeriegaillard.com

 

Horaires d’ouverture : Du mardi au vendredi de 10h30 à 12h30 et de 14h 00 à 19h00, samedi 12h 00 à 19h00.

 


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