L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

03 Oct

Expo Solo Show: Théo MERCIER "Hier ne meurt jamais"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Exposition solo show

 DU 28 SEPTEMBRE AU 9 NOVEMBRE 2013

 


Théo Mercier est  né en 1984. il est résident actuellement à la Villa Médicis (Rome).
Diplômé de l'école nationale supérieure de création industrielle, Théo Mercier rejoint en 2008 l'atelier de Matthew Barney.

 

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Extrait de la photo de Corinne Stoll                                 Gang de peyotes


Théo Mercier appartient à cette génération pour qui la notion même de « cliché » n’a aucun sens. Car Théo Mercier ne discute jamais d’art. Pourquoi faire ? Comme Maurizio Cattelan (le seul artiste d’aujourd’hui dont on puisse vraiment le rapprocher), il a réussi la synthèse des deux énigmes duchampiennes : « Les artistes de demain seront souterrains » et « Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas d'art ? ». Comme Cattelan (et Ferrari) avec le magazine Toilet Paper©, Théo Mercier utilise d’abord la photographie, comme d’autres le carnet de notes, le bloc de glaise ou le balsa, afin de mettre en ordre un vocabulaire visuel en perpétuelle ébullition. Mais il parvient à conserver cette spontanéité jusque dans ses sculptures, ce qui est plus surprenant.

Son univers est partout reconnaissable entre tous, alors qu’il ne possède finalement aucune spécificité — reproduisant à l’envi ce paradoxe de l’adolescent qui proclame : « Comment pourriez-vous me connaître, alors que je suis unique ? ».

 

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Horizons os

 

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La possession du monde

 

Cette nouvelle exposition parisienne permet d’apprivoiser le point auquel Théo Mercier a conduit son œuvre. Elle fait suite à deux solo shows de grande envergure (Desperanza, Lille 3000, 2012 et Le Grand Mess, Lieu Unique, Nantes, 2013). Après un début de carrière sidérant (il a commencé à exposer ses œuvres il y a 4 ans à peine), Théo Mercier commence à délaisser les sculptures hybrides (mix d’hyper et d’hypo-réalisme, à la manière du Solitaire, 2010) qui, touchant le spectateur au plus intime, l’ont fait immédiatement connaître.

 

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Bananaboots

 

Dans cette exposition, seul le monumental Grand Public, groupe de fantômes très familiers (qui flanqués de lunettes de soleil, qui coiffés d’un entonnoir ou d’oreilles de Mickey©, qui sirotant un soda…), perpétue véritablement de cette veine. Plutôt, les sculptures sont des accumulations, ou plus précisément des collec-tions, d’objets ready-made peu ou aucunement modifiés, à l’image des briquets illustrés de Trois cents filles les plus chaudes de la planète ou des récifs d’aquarium de Fantasmes de pierres. En écho au Talisman peint par Sérusier sous l’influence de Gauguin en 1888, Théo Mercier semble en passe de le prouver : l’art, après tout, est essentiellement une surface courbe recouverte d’objets en un certain ordre assemblés.
Stéphane Corréard

 

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Femme mariée / femme voilée

 

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Le grand public

 

Avec mes remerciements pour les photos d' Aurélien Hole.


Galerie Gabrielle Maubrie

24, rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
 

 


www.gabriellemaubrie.comlink


Horaires d’ouverture : Du mardi au samedi de 14h à 19h

 


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