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L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS ET DES FOIRES INTERNATIONALES D'ART CONTEMPORAIN À PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE. EXHIBITION IN PARIS

10 Feb

Tom SACHS "A Good Shelf” (Volume II)"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo Sculpture Contemporaine

Détail  "The Omega Glory", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Détail "The Omega Glory", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

 

Du 22 janvier au 28 février 2026

 

 

 

 

Thaddaeus Ropac Paris Marais présente “A Good Shelf” (Volume II), une exposition de Tom Sachs qui allie ses techniques sculpturales phares de bricolage à la pratique de la céramique qu’il a commencée en 2012.

 

 

L’exposition est conçue comme la continuation de celle organisée à Thaddaeus Ropac Londres à l’automne 2025. Présentant une sélection de céramiques modelées à la main par l’artiste new-yorkais, exposées sur des étagères singulières construites à partir de matériaux trouvés, l’exposition s’inscrit dans le prolongement de son exploration des thèmes du rituel et du processus.

 

"Because We Must", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"Because We Must", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The Strenght of Unreason", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The Strenght of Unreason", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Les céramiques exposées peuvent être utilisées comme des copitas à mezcal ou des tasses à cortado, des bols à céréales ou à soupe, mais leur forme ancienne et polyvalente trouve son origine dans le chawan, un bol à thé traditionnel d’Asie de l’Est. Sachs a commencé à sculpter des chawans ornés du logo de la NASA à la suite de sa mission Space Program: Mars de 2012, pour laquelle il a créé une version bricolée de la cérémonie du thé japonaise à pratiquer sur Mars.

 

 

Au cours de plus d’une décennie, Sachs a poursuivi et approfondi son étude de la céramique. Ses chawans sont des sculptures à part entière, et les expositions à Thaddaeus Ropac Londres et Paris Marais sont les premières consacrées à ces œuvres en Europe. Sachs est attiré par la cérémonie du thé japonaise pour la même raison qu’il est attiré par l’exploration spatiale – et la même raison qui pousse les gens à faire quoi que ce soit – une quête de spiritualité, de sensualité et de choses. « La spiritualité », dit Sachs, « c’est se pencher sur les grandes questions existentielles.

 

 

D’où venons- nous ?

Sommes-nous seuls ?

 

La sensualité consiste à aller là où nul n’a été auparavant : explorer l’espace, l’exaltation de la force g, la crainte révérencielle devant une cathédrale, la sensation d’un kimono, le goût du matcha.

 

"The Omega Glory", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The Omega Glory", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Les choses sont le hardware : un vaisseau spatial, un bol à thé, une chaise. Notre priorité est la sculpture. Mais la sculpture ne veut rien dire sans cette trinité et sans ses rituels. » Le bol à thé lui-même est emblématique des recherches existentielles et matérielles menées par Sachs.

 

 

 

Hormis quelques exceptions en grès – une céramique solide et vitrifiée qui tend vers des tons terreux de rouge et de brun –, Sachs travaille principalement la porcelaine blanche anglaise dont l’éclat brillant et industriel en fait une toile vierge parfaite. Sa sensibilité artisanale trouve également une résonance particulière dans ce matériau ; comme l’explique l’artiste, il utilise la porcelaine « parce qu’elle montre les empreintes digitales ».

 

 

 

Façonnées à la main plutôt qu’autour, chaque œuvre en céramique porte les traces de sa création – elles sont plissées, pincées, agréablement irrégulières. De par la nature même du processus, chaque récipient est unique, s’opposant au monde actuel des objets impeccables et sans âme fabriqués à la machine. La preuve du travail manuel est primordiale.

 

"Standing Room Only", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"Standing Room Only", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The Silent Horizon", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The Silent Horizon", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Sachs admire profondément « le dévouement des céramistes à faire toujours la même chose ». Il base toutes ses tasses et tous ses bols en céramique sur la même silhouette créée par le céramiste Chōjirō au xvi ème siècle, chacun d’entre eux étant fabriqué selon les mêmes instructions.

 

 

La céramique ayant longtemps été considérée comme une forme d’art décoratif ou domestique, Sachs sous-tend ses sculptures avec la rigueur et les règles de l’art conceptuel, rappelant ses influences pérennes telles que Sol LeWitt. Sachs identifie la répétition et le respect d’un ensemble de règles qu’il s’impose comme un moyen de« se transporter dans une autre dimension » et ainsi d’approfondir la mise en œuvre d’une idée.

 

 

 

Ces sculptures amplifient la pratique de l’artiste qui consiste à s’engager dans l’exploration de la sérialisation, de la répétition et de la progression. Il traite chaque bol comme une méditation sur le processus lui-même, mais aussi comme une unité dans un rituel plus large – estampillé, numéroté en série et catalogué – où l’acte de création est aussi significatif que l’objet en soi, et où l’acte profondément personnel de répétition devient conceptuel.

 

"Back It Up", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"Back It Up", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"Last Call", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"Last Call", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Bien que Sachs soit un céramiste prolifique – « l’un de mes rituels quotidiens consiste à en fabriquer un nouveau chaque matin avant de consulter mon téléphone », dit-il – la plupart de ses pièces ne quittent jamais son atelier.

 

 

 

Parmi celles-ci, il sélectionne un petit nombre de pièces qu’il qualifie de « héros » : choisis pour la perfection qu’il discerne dans leur imperfection artisanale. Cela peut se traduire par un équilibre visuel entre le bord et le pied, un logo NASA bien placé ou une réparation de fissure à la résine soignée. Inspirées de la culture qui a donné naissance au chawan, ces coupes « héroïques » incarnent le concept esthétique traditionnel japonais du wabi-sabi, selon lequel un juste dosage d’imperfection devient la clé de la beauté.

 

 

 

Seuls les « héros » apparaissent dans l’exposition, où ils sont présentés sur leur propre étagère unique, sculptée à la main. Ces étagères servent de piédestaux, présentant les tasses et les bols faits main de Sachs dans le même contexte sculptural révérencieux que celui dans lequel on pourrait trouver un Brancusi.

 

"The Weight of eternity", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The Weight of eternity", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The World Unfolds", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"The World Unfolds", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Chaque étagère est fabriquée à partir de chutes provenant de l’atelier, ou ce que Sachs appelle des « débris sacrés ». La plupart sont construites à partir d’une combinaison de contreplaqué et de quincaillerie qui fait depuis longtemps la renommée de l’artiste et qui lui a valu une place de premier plan dans le domaine de la sculpture contemporaine.

 

 

 

Certaines comprennent également des objets trouvés intacts : un pot de peinture, une batterie, un balai. Certaines étagères exposent les récipients en leur centre comme des joyaux – protégés, ils sont souvent adossés à des miroirs qui les reflètent aux yeux des spectateurs. D’autres étagères élèvent leurs récipients en céramique au sommet de piédestaux suspendus faits à la main, jouant sur les codes visuels de l’importance et de la valeur.

 

 

"They Know things We Can Never Know", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

"They Know things We Can Never Know", 2025 de Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Tom SACHS - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC - Paris © Photo Éric SIMON

Tout au long de sa carrière, Sachs a utilisé son approche caractéristique du bricolage pour inverser la tendance moderniste vers des objets toujours plus épurés. Dans “A Good Shelf” (Volume II), il apporte sa tendresse pragmatique envers les déchets trop beaux pour être jetés, ainsi que la tactilité méditative de la céramique, traitant les deux médiums comme profondément égaux.

Régie par le rituel, guidée par les systèmes cérébraux de l’art conceptuel et générée par notre désir très humain de confort matériel, cette nouvelle série d’œuvres permet à Sachs de trouver une fois de plus une manière novatrice de défendre l’esthétique de l’imperfection, du recyclage et de la réparation.

 

 

Né en 1966, Sachs vit et travaille à New York, où il dirige son équipe dans un studio dédié à sa pratique artistique multidisciplinaire, allant de la sculpture à la peinture, en passant par la céramique, le design industriel et graphique, et la réalisation cinématographique.

 

Galerie Thaddaeus ROPAC

7 rue Debelleyme

 75003 Paris

 

 

 

https://ropac.net

 

 

 

Jours et horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 10h à 19h.

 

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