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L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS ET DES FOIRES INTERNATIONALES D'ART CONTEMPORAIN À PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE. EXHIBITION IN PARIS

27 Apr

JITISH KALLAT « Point of Incidence »

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo Peinture Contemporaine, #Expo Sculpture Contemporaine

"Moon Treaty", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Moon Treaty", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

Du 21 mars au 7 mai 2026

 

 

 

Jitish Kallat revient à Templon Paris avec « POINT OF INCIDENCE » , un nouvel ensemble d’œuvres explorant notre relation à l’univers et la façon dont l’humanité a cherché à l’habiter et à le façonner.

 

 

« POINT OF INCIDENCE » se déploie autour d’un axe Terre-Lune, faisant dialoguer deux œuvres majeures - Albedo (Point of Incidence) et Lunar Redux - avec un ensemble de toiles et sculptures satellites. Sans représenter directement ni la Terre ni la Lune, l’exposition esquisse un glissement de la matérialité planétaire vers la spéculation cosmique, là où se rencontrent pensée humaine, droit et imaginaire.

 

"Lunar Redux", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Lunar Redux", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

Le parcours débute avec Moon Treaty, une œuvre sculpturale issue du Traité de l’ONU sur la Lune (1979), jamais ratifié, qui introduit des questions de responsabilité planétaire partagée et de droit extraterrestre. En déclarant la Lune comme « patrimoine commun de l’humanité », ce traité posait alors les bases d’une gouvernance commune.

 

 

 

Son adoption limitée a révélé l’écart grandissant entre les principes internationaux et la réalité géopolitique à l’aube de l’exploration spatiale. Représentées sous forme de pages froissées, semblables à des globes, celles-ci apparaissent comme des pactes abandonnés, établissant ainsi la dimension éthique de l’exposition.

 

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

Lunar Redux se déploie ensuite comme une archive ouverte dans la salle principale de la galerie. Composée de 190 panneaux lenticulaires, l’œuvre traduit le document déclassifié de la Guerre froide Project A119 - une proposition visant à faire exploser un engin nucléaire sur la Lune - en un champ d’instabilité visuelle. À mesure que les images et les textes apparaissent et disparaissent, les archives semblent caviardées puis dissoutes, transformant une spéculation méthodique en scintillement, rémanence et incertitude perceptive.

 

 

 

Plus loin, Albedo (Point of Incidence) opère un mouvement de retour vers l’intérieur. Ici, la peinture devient un processus proche du terraformage. Des couches de peinture routière à base d’eau, de pigments thermochromiques et de gesso réagissent à l’air, à la chaleur et au temps, produisant des surfaces qui évoquent l’érosion, la fonte et l’altération. Plutôt que de représenter directement la Terre, ces œuvres incarnent ses conditions de transformation, capturant les flux planétaires et les traces de l’intervention humaine. Cette série interroge l’équilibre fragile des écosystèmes terrestres à travers une abstraction spéculative, nourrie par des intuitions liées à la lumière, à la température, à la réflexion et au renouvellement.

 

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Albedo (Point of Incidence)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Hexalemma (Earthling Chant)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Hexalemma (Earthling Chant)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

Le titre fait référence à « l’albédo », c’est-à-dire la capacité d’une surface à réfléchir la lumière plutôt qu’à l’absorber, un indicateur clé de l’évaluation du bilan énergétique de la planète qui retient aujourd’hui plus de chaleur qu’elle n’en libère. La blancheur diffuse des surfaces forme un atlas fragmenté des processus planétaires, évoquant la fonte des glaciers, les déluges, les sécheresses et les flux géologiques, tout en retraçant discrètement des cycles de dégradation et de régénération.

 

 

"Compass", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Compass", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

Le parcours se prolonge à l’étage inférieur, où Hexalemma (Earthling Chant) inscrit l’exposition dans une perspective sensible, reliant les visions cosmiques et les systèmes abstraits à l’expérience humaine. Un assemblage d’images, tirées des notes de recherche de l’artiste et de références d’atelier, s’entrelace avec un message interstellaire codé, incarnant une adresse planétaire envoyée depuis un monde divisé. Un arbre phylogénétique abstrait, habituellement symbole d’évolution et de filiation, est pris dans une bourrasque invisible ; sa logique de descendance, habituellement linéaire, s’en trouvant bouleversée. Des fleurs striées, des cavités d’explosions nucléaires et des mains modelant la terre convergent avec des visions de bouleversements planétaires, évoquant la précarité, la mutation et le paradoxe à travers un prisme cosmique.

 

 

 

La composition est imprégnée d’une teinte chaude, patinée par le temps, connue sous le nom de « cosmic latte », terme utilisé par les astronomes pour décrire la couleur moyenne de la lumière émise par l’univers observable. Des symboles découpés, dérivés de « Cosmic Call », un message interstellaire transmis depuis le radiotélescope de Yevpatoria en Ukraine, perforent la surface, reflétant à la fois l’élan de l’humanité vers la connexion et sa capacité d’autodestruction.

 

 

À travers des échelles de temps et d’espace changeantes, Jitish Kallat invite à réfléchir à l’empreinte de l’humanité sur la Terre et à ses aspirations au-delà.

 

"Hexalemma (Earthling Chant)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Hexalemma (Earthling Chant)", 2024-2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Able", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

"Able", 2025 de JITISH KALLAT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie TEMPLON - Paris © Photo Éric SIMON

Né à Mumbai (Inde), où il vit et travaille actuellement, Jitish Kallat est l’une des voix les plus importantes de sa génération. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles à l’Art Institute de Chicago, Chicago, États-Unis (2024); Somerset House, Londres, Royaume-Uni, (2023); Ishara Art Foundation and the Prabhakar Collection, Dubai, Émirats Arabes Unis, (2022); Norrtälje Konsthall, Norrtälje, Suède (2021); Frist Art Museum, Nashville, États-Unis, (2020); Philadelphia Museum of Art, États-Unis, (2016-17); Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australie, (2015); San Jose Museum of Art, San Jose, États-Unis, (2013); Ian Potter Museum of Art, Melbourne, Australie, (2012); the Bhau Daji Lad Museum, Mumbai, Inde (2011); the Art Institute of Chicago, États-Unis, (2010-2011). En 2017, la National Gallery of Modern Art de New Delhi en Inde a présenté une rétrospective intitulée Here After Here 1992-2017, dont le commissariat était assuré par Catherine David.

 

 

Il a également largement exposé dans de nombreux musées et institutions comme le Tate Modern, Londres, Royaume-Uni, MartinGropius-Bau, Berlin, Allemagne, Gallery of Modern Art, Brisbane, Australie, Kunstmuseum, Bern, Allemagne, Serpentine Galleries, Londres, Royaume-Uni, Mori Art Museum, Tokyo, Japon, BOZAR: Centre For Fine Arts, Bruxelles, Belgique, Pirelli Hangar Bicocca, Milan, Italie, Busan Museum of Art, Busan, Corée du Sud, entres autres.

 

 

Galerie TEMPLON

28 rue du Grenier Saint-Lazare

75003 Paris – France

 

 

 

 

https://www.templon.com/

 

 

 

 

Jours et horaires d’ouverture : du Mardi au Samedi, de 10h à 19h

 

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