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L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS ET DES FOIRES INTERNATIONALES D'ART CONTEMPORAIN À PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE. EXHIBITION IN PARIS

30 Sep

Ali BANISADR «Talisman»

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo Peinture Contemporaine, #Expo Sculpture Contemporaine

Détail "Smoke & Mirrors", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

Détail "Smoke & Mirrors", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

 

Du 5 septembre au 10 octobre 2026

 

 

 

Thaddaeus Ropac Paris Marais présente Talisman, une exposition consacrée aux nouvelles œuvres d’Ali Banisadr, artiste né à Téhéran et vivant à New York. À travers la peinture, la sculpture et le pastel, l’exposition rassemble les langages fondamentaux de sa pratique : des univers picturaux minutieusement orchestrés, des figures archétypales, des fragments symboliques et des objets chargés qui semblent véhiculer la mémoire à travers le temps.

 

 

Se déroulant en parallèle de son exposition au Musée national Gustave Moreau à Paris (du 9 septembre au 7 décembre 2026), Talisman s’inscrit dans un dialogue avec le maître symboliste français, dont l’œuvre est devenue une référence majeure pour ce nouveau corpus.

 

"Talisman", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Talisman", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Smoke & Mirrors", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Smoke & Mirrors", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

Les talismans sont des objets porteurs de sens : des vecteurs de protection, de transformation et de transmission. Pour Banisadr, l’imagerie peut fonctionner de la même manière. Les hiéroglyphes énigmatiques et les formes hybrides qui se cachent parmi ses touches gestuelles de peinture sont conçus et développés dans son carnet de croquis, à travers un processus intuitif par lequel il distille progressivement ses idées jusqu’à leur représentation visuelle la plus compacte.

 

 

 

L’artiste transfère ensuite ces figurations aux allures d’emblèmes sur la toile, où elles signifient un réseau illimité de pensées et de récits, rappelant la sémiotique symboliste : des formes vivantes qui bougent, mutent et acquièrent du sens. Ainsi, Talisman reflète l’immersion récente de Banisadr dans l’œuvre de Moreau, tout en prolongeant sa réflexion sur la migration de l’imagerie à travers les civilisations, depuis l’art antique mésopotamien et égyptien et les miniatures persanes jusqu’à la peinture de la Renaissance et l’abstraction moderne.

 

"The Alchemist", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"The Alchemist", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

Banisadr est reconnu pour ses peintures dans lesquelles la figuration se confronte à l’abstraction et des tourbillons de gestes viennent contrebalancer une narration complexe. Dans cette nouvelle série d’œuvres, il recourt à des structures compositionnelles de plus en plus architectoniques. Des horizons obliques, des portails et des structures insaisissables en forme de grille viennent interrompre le plan pictural, créant des espaces tendus dans lesquels plusieurs mondes semblent se déployer simultanément. Dans Social Contract (2026), une rupture diagonale fracture la composition, suggérant un accord poussé à ses limites.

 

 

 

Des échos de l’ouvrage de théorie sociale de Thomas Hobbes, Léviathan (1651), et de la lutte psychologique en suspens de Duel aux gourdins (1820–1823) de Francisco de Goya résonnent dans le conflit diffus et la tension atmosphérique de l’œuvre. Au sein du treillis changeant de formes de Smoke & Mirrors (2026), quant à lui, des figures se dévoilent, se retirent ou sont absorbées dans le motif éphémère de la fumée qui s’élève, reflétant la fascination de Banisadr pour l’illusion, la distraction, le déguisement et la dissimulation.

 

"The Tower", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"The Tower", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Vessel", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Vessel", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

L’exposition présente également un ensemble de sculptures en bronze de Banisadr, qui font office de présences talismaniques dans la galerie. Êtres mythologiques sortis de l’espace pictural pour prendre vie en trois dimensions, ces sculptures n’en constituent pas moins des archétypes autonomes : gardiens, témoins et intermédiaires entre les mondes matériels et imaginaires.

 

 

 

 

Leurs surfaces modulées évoquent des fragments archéologiques et des objets rituels. Banisadr aborde la sculpture avec la sensibilité d’un peintre, travaillant les surfaces de ses bronzes à l’aide d’une patine appliquée au pinceau. Comme l’a écrit la conservatrice Michelle Yun Mapplethorpe, leur « nature patinée et quasi-figurative » rappelle les sculptures de Cy Twombly et d’Alberto Giacometti, tout en restant profondément ancrée dans le langage visuel propre à Banisadr, fait de transformation et d’émergence.

 

"Amina", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Amina", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

Une évolution majeure au sein de Talisman réside dans la présentation de la toute première exploration du pastel par Banisadr, envisagé comme un vecteur autonome et complet pour son imaginaire. S’il pratique depuis longtemps le dessin comme un rituel quotidien permettant de faire émerger des images subliminales, ses pastels deviennent ici des œuvres à part entière. Pour l’artiste, la relation entre le pastel et la peinture est réciproque.

 

 

 

 

Cet échange se manifeste dans des toiles qui associent le pastel et le bâton d’huile à la peinture à l’huile, enrichissant ainsi le vocabulaire matériel de ses œuvres tout en permettant à Banisadr de construire et de superposer la couleur, la texture et l’atmosphère. Le pastel, plus sec et friable, se confronte à la fluidité de la peinture pour faire surgir certaines formes au premier plan. Cet affranchissement renforce la conception que l’artiste a de la toile : un espace profond mis en mouvement, où les structures se défont et se recomposent, où les figures s’avancent et reculent, et où les références et l’histoire se tissent selon la logique de la magie et du rêve.

 

"Animus", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Animus", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

L’exposition Ali Banisadr: Temple of the Mind est actuellement présentée au Buffalo AKG Art Museum, dans l’État de New York, jusqu’au 8 novembre 2026. Marquant la toute première intervention d’un artiste dans la collection du musée, cette exposition met en scène des œuvres de Banisadr réalisées au cours des 15 dernières années parmi des œuvres surréalistes et expressionnistes abstraites issues de la collection permanente.

 

 

 

Son travail est également présenté dans l’exposition Tarot! Renaissance Symbols, Modern Visions, présentée à la Morgan Library & Museum de New York jusqu’au 4

octobre 2026.

 

"Sky Boat", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Sky Boat", 2026 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Gligamesh", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

"Gligamesh", 2025 de Ali BANISADR - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thaddaeus ROPAC © Photo Éric SIMON

Né à Téhéran en 1976, Banisadr s’installe en Californie avec sa famille durant son enfance. À San Francisco, il étudie la psychologie et s’intéresse à l’art du graffiti. Il vit et travaille à New York depuis 2000, année où il s’y est établi pour intégrer la School of Visual Arts et la New York Academy of Art. Depuis sa première exposition monographique en 2008, son œuvre a été présentée dans de nombreux musées, notamment au S.M.A.K. Stedelijk Museum voor Actuele Kunst, à Gand (2010) ; au Kunstmuseum Den Haag, à La Haye (2011) ; au Metropolitan Museum of Art, à New York (2012) ; au Lehmbruck Museum, à Duisbourg (2013) ; le Musée Aga Khan, à Toronto (2017) ; le Museum of Fine Arts, à Houston (2017) ; ainsi que dans le cadre d’une exposition avec Andrew Sendor au Museum of Contemporary Art, à Jacksonville (2019).

 

 

 

Il a participé à l’exposition Love Me/Love Me Not: Contemporary Art from Azerbaijan and Its Neighbours lors de la 55e Biennale de Venise en 2013. Plus récemment, des expositions personnelles de son travail ont notamment été organisées au Musée Het Noordbrabants, à ’s-Hertogenbosch (2019) ; au Musée Benaki, à Athènes (2020) ; et au Wadsworth Atheneum Museum of Art, à Hartford, dans le Connecticut (2020). Ali Banisadr: The Alchemist, la première grande rétrospective muséale américaine consacrée à son œuvre, a été présentée au Katonah Museum of Art, à New York, en 2025, puis au Museum of Fine Arts de Saint-Pétersbourg, en Floride, en 2026, et se rendra au Rose Art Museum, à Waltham, dans le Massachusetts, ainsi qu’au Bechtler Museum ,of Modern Art, à Charlotte, en Caroline du Nord, en 2027.

 

 

 

 

Galerie Thaddaeus ROPAC

7 rue Debelleyme

 75003 Paris

 

 

 

https://ropac.net

 

 

 

 

 

Jours et horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 10h à 19h.

 

 

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