Agustin CÁRDENAS « La Mémoire du futur »
Du 2 avril au 29 mai 2025
La galerie Mitterrand est heureuse de présenter une nouvelle exposition de l’artiste cubain Agustín Cárdenas sur l’ensemble de ses espaces à Paris.
Présenté à l’exposition Paris Noir au Centre Pompidou, Cárdenas est un des trois grands sculpteurs du surréalisme, aux côtés de Arp et Giacometti (1). Son oeuvre fait corps avec la mémoire de ses origines latino américaines et africaines mais échappe aux références grâce à sa force symbolique et à son extrême liberté.
À travers le bois, le marbre mais aussi le bronze, l’artiste développe une oeuvre poétique, courbe et sensuelle où se mêlent générosité organique, silhouettes allongées et formes abstraites. L’abstraction de sa grammaire formelle est presque toujours contrebalancée par une représentation figurative suggérée par les titres qu’il choisit. Totems, coquilles, femmes, couples, chevaux, portes, stèles… autant de sujets peuplés de symboles qui donnent à l’artiste des prétextes à conjuguer le verbe créer, à travers des formes variées.
"Le fruit de la Mémoire", 1973 de Agustin CÁRDENAS - Courtesy de Galerie MITTERRAND © Photo Éric SIMON
"La vierge à l'enfant", 1956 de Agustin CÁRDENAS - Courtesy de Galerie MITTERRAND © Photo Éric SIMON
Les oeuvres présentées à la galerie témoignent des recherches stylistiques et matérielles de Cárdenas dès 1955, année de son arrivée en France. Tissant des liens entre les influences esthétiques africaines, caribéennes et européennes, son oeuvre est un merveilleux exemple du concept de créolité, une pensée développée par le poète et philosophe Edouard Glissant, qui a partagé une étroite amitié avec l’artiste dès les années 1950, et qui a par la suite écrit longuement sur son oeuvre.
Il mentionne le Couple antillais (1957), dont l’original en bois est exposé au Centre Pompidou, dans un de ses plus importants essais sur l’artiste : « Rendre notre histoire visible, voici donc l’acharné travail où Cárdenas se sculpte. Le paysage intérieur, qui nous rassemble. De Trinidad ou d’Antigua, l’homme et la femme (Le Couple antillais) sont ventilés à l’épars d’une trace, au profus d’un transplant, à l’incertain d’un discours ; ils attendent de tourner les yeux.
"Le couple Antillais", 1957-72 de Agustin CÁRDENAS - Courtesy de Galerie MITTERRAND © Photo Éric SIMON
Avec Cárdenas en effet nous tournons notre face vers ce vent. Je veux dire qu’il nous donne l’énergie. Oui. Qu’il révèle en nous l’énergie offusquée. Cárdenas est notre santé. Le marbre qu’il a écumé s’enracine dans l’air. Le bronze qu’il a projeté sue un sang nouveau. » (Edouard Glissant, Sept paysages pour les sculptures de Cárdenas, 1979). En rassemblant des oeuvres des années 1950, 1970 et 1980, l’exposition vise à mettre en lumière la place particulière d’Agustín Cárdenas dans l’histoire de la sculpture moderne.
L’art africain, source d’inspiration essentielle pour l’artiste, a également été une source d’influence majeure pour les surréalistes, notamment André Breton, qui possédait une collection de masques et de totems. Il admirait l’oeuvre de Cárdenas, au sujet de laquelle il écrit dans la préface du catalogue de la première exposition personnelle de Cárdenas, en 1959 : « Si habile soit-elle - comme une libellule - la main de Cárdenas pour notre bonheur en reste, à ce stade hautement privilégié. Voici jailli de ses doigts le grand totem en fleurs qui, mieux qu’un saxophone cambre la taille des belles »
Agustin Cardénas est né à Matanzas, Cuba le 10 avril 1927. Fils de tailleur, il étudie à l’Académie des Beaux arts de San Alejandro de 1943 à 1949, où il dessine et travaille le plâtre. C’est à la suite de la découverte d’une photographie d’un « Totem » issu de l’Art Dogon, que les formes libres et opulentes laissent la place, en 1954, à une statuaire verticale.
L’univers de Cárdenas se rapproche ainsi de celui de Wilfredo Lam, grand peintre surréaliste cubain, et c’est justement au sein du mouvement surréaliste que Cárdenas va trouver sa place, lorsqu’il reçoit une bourse qui lui permet de s’établir à Paris en décembre 1955. Il s’installe à Montparnasse et rencontre André Breton qui lui offre dès 1956 de participer à une exposition de groupe à L’Etoile Scellée, galerie surréaliste. De 1994 à 2001, Agustin Cárdenas a vécu à La Havane, où il est décédé.
Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
Galerie MITTERRAND
95 rue Saint-Honoré
75008 Paris
Jours et horaires d’ouverture du mardi au samedi de 11h à 19h.
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