Jeffrey GIBSON « This is dedicated to the one I love »
Détail "with an uncorrupted gaze", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
Du 20 octobre au 20 décembre 2025
La première exposition personnelle de Jeffrey Gibson avec la galerie, et sa première en France, se tiendra cet automne dans les espaces parisiens de Hauser & Wirth. Célébrant l’ampleur de la création de l’artiste, elle réunit trois nouveaux ensembles de peintures, du grand au petit format, ainsi que de nouvelles œuvres issues de sa célèbre série de sacs de frappe, des parures suspendues, des peintures sur papier, toile et panneau perlé, et un groupe inédit de sculptures en céramique autoportantes en forme de têtes.
Le titre de l’exposition, « This is dedicated to the one I love » [Dédié à la personne que j’aime], convie à un appel d’empathie et de méditation sur nos façons d’agir et de créer en temps de crise.
"Solar Halo", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
"THIS IS DEDICATED TO THE ONE I LOVE", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
Depuis plus de trois décennies, Gibson développe une pratique interdisciplinaire nourrie par l’histoire américaine, autochtone et queer, tout en convoquant la musique populaire, la littérature et les récits de l’histoire de l’art. Son langage visuel distinctif embrasse un vaste panorama d’expressions culturelles et d’identités, assemblées de manière à la fois intime et résolument luxuriante.
Les œuvres exposées témoignent de sa sensibilité chromatique audacieuse et de son goût pour les motifs et l’abstraction, tout en s’inspirant de l’histoire des théories de la couleur et du concept de « psycho-prismatique », selon lequel la couleur, la lumière et les prismes ouvrent simultanément une multiplicité de perceptions.
"Light Flares - The Sun is Calling", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
"I WANT TO TAKE YOU HIGHER" et "The vanishing Point Where the Light Splits into a Spectrum", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
Jeffrey Gibson est le sixième artiste choisi pour la Genesis Facade Commission 2025 du Metropolitan Museum of Art de New York, NY, pour laquelle il réalise quatre œuvres destinées à l’extérieur historique du musée qui seront exposées du 12 septembre 2025 au 9 juin 2026.
Parmi ses projets en cours ou à venir figurent une installation immersive au MASS MoCA (North Adams, Massachusetts), jusqu’en août 2026, ainsi qu’une installation au Kunsthaus Zürich (Suisse), jusqu’en décembre 2026, marquant sa première présentation dans un musée européen après son exposition personnelle au pavillon des États-Unis lors de la 60e Biennale di Venezia en Italie.
La genèse des nouvelles œuvres dans cette exposition réside dans une série de petites peintures évoquant des bijoux, inspirées par les recherches de Gibson sur les projections astrales et le psycho-prismatisme.
"Drewdrops in the garden", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
"Angel of my soul don't let me go", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
Ces créations s’inscrivent dans l’histoire des études chromatiques du XVIIe siècle à nos jours, avec un intérêt particulier pour celles du XIXe siècle. Leurs compositions formelles combinent des diagrammes colorés et des références à l’abstraction autochtone et moderne. L’exploration du psycho-prismatisme par Gibson prend forme dans une série de grandes peintures « horizontales », dans lesquelles des motifs circulaires superposés produisent des assemblages polychromes oscillant entre paysages et étendues temporelles.
À ces œuvres s’ajoutent une sélection de toiles à cadre perlé plus grandes encore, aux couleurs extatiques. Malgré leur format imposant, les couches plurielles de pigments demeurent indéchiffrables : de subtils dégradés de teintes adoucissent les contrastes graphiques et laissent simultanément transparaître toutes les strates de la composition.
"Transboundary Universe", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
"with an uncorrupted gaze", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
"I WISH THAT EVERY HUMAN LIFE MIGHT BE PURE TRANSPARENT FREEDOM", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
Formé à la peinture, Gibson s’intéresse au processus et à la matérialité. Il puise techniques sophistiquées et esthétiques culturelles dans diverses traditions artisanales : perlage, travail du cuir, matelassage, qu’il applique à des objets quotidiens et vernaculaires, créant ainsi des formes hybrides, ludiques et évocatrices qui échappent à toute catégorisation convenue.
Cette approche se manifeste notamment dans les parures murales ornées de perles et de franges et les sacs de frappe présentés aux côtés des peintures.
"Algal Bloom", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
"Blue, there is a schell for you", 2025 de Jeffrey GIBSON - Courtesy de l'artiste et de la HAUSER & WIRTH gallery - Paris © Photo Éric SIMON
Référence aux tenues traditionnelles d’apparat autochtones, ces parures deviennent des outils conceptuels pour réfléchir au pouvoir transformateur de ce qui nous habille : comment le vêtement active le corps et inversement. Gibson les envisage comme des sculptures figuratives.
Le rez-de-chaussée à double hauteur de la galerie accueillera des sacs de frappe ornés de perles et inscrits de phrases telles que « NEVER LET YOUR SPIRIT BEND » (« ne laisse jamais ton esprit faiblir ») ou « I WANT TO TAKE YOU HIGHER » (« je veux t’élever »). Comme les parures, ces sacs illustrent le détournement d’objets fonctionnels en ready-mades assistés.
L’usage du langage reste au cœur de son travail, nourri par la culture populaire, l’expression de soi et une réflexion sur l’histoire humaine. Pour la première fois, Gibson présentera également de nouvelles sculptures autonomes en céramique en forme de têtes, inspirées par son intérêt pour les têtes de poterie mississippiennes, une tradition précolombienne autochtone nord-américaine.
HAUSER & WIRTH Paris
26 bis rue François 1er
75008 Paris
Jours et horaires d’ouverture : Du mardi au samedi de 9h à 18h.
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