L'ACTUALITÉ DES EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN A PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

13 Apr

Expo Rétrospective Contemporaine: "Passion selon Carol RAMA"

Publié par Eric SIMON  - Catégories :  #Expo Rétrospective Contemporaine

Expo Rétrospective Contemporaine: "Passion selon Carol RAMA"

Du 3 Avril à 12 Juillet 2015

 

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente, pour la première fois en France, une rétro- spective à l’artiste italienne Carol Rama. Marginalisée par l’histoire de l’art et par le mouve- ment féministe, l’œuvre de Carol Rama a traversé tous les mouvements d’avant-garde du XXe siècle (surréalisme, art concret, pop art, arte povera, soft sculpture…), tout en restant inclassable.

 

La férocité de son travail, qui oscille entre l’abstraction et la figuration, invite à revisiter les cou- rants artistiques officiels mais aussi les catégories établies.

"Opéra N° 54", 1941 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Opéra N° 54", 1941 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Opéra N° 9", 1938 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Opéra N° 9", 1938 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Amabile", 1938 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Amabile", 1938 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Ivan Hurash", 1946 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Ivan Hurash", 1946 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Appassionata", 1943 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Appassionata", 1943 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Dorina", 1946 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Dorina", 1946 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Appassionata", 1941 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Appassionata", 1941 de Carol Rama © Photo Éric Simon

L’exposition La Passion selon Carol Rama révèle les multiples facettes du travail de cette artiste. La scénographie entend reprendre l’image d’une "anatomie" fragmentée, dans une lecture mi-chronologique, mi-thématique, la plus à même de dévoiler toute la complexité obsessionnelle de l’œuvre de Carol Rama.


Cet œuvre forme un corps hybride, où les sujets et les techniques ne font qu’un : de la "bouche-aquarelle" au "pénis/sein-caoutchouc", en passant par "l’œil-bricolage".


Ces différentes séries, en apparence hétérogènes dans leurs thématiques et dans leurs matériaux, dessinent un ensemble cohérent autour de sujets tels que la folie, le fétichisme, l’ordure et le dévalué, le plaisir, l’animalité, la mort.

"Seduzioni", 1984 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Seduzioni", 1984 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Nuove Seduzioni", 1985 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Nuove Seduzioni", 1985 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La Parche VIII", 1945 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La Parche VIII", 1945 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La Parche IV", 1944 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La Parche IV", 1944 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Resistenza", 1944 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Resistenza", 1944 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Autodidacte, née en 1918 à Turin et issue d’une famille bourgeoise catholique traditionnelle, Carol Rama déclare : "Je n’ai pas eu besoin de modèle pour ma peinture, le sens du péché est mon maître." Depuis ses premières aquarelles censurées des années 1930, elle invente son propre système visuel, contrastant avec les représentations modernistes et normatives dominées par la vision masculine. Carol Rama se tourne vers l’abstraction à partir de 1950, se rapprochant de l’art concret, dont elle livre une vision organique.

"Sutures", 1973 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Sutures", 1973 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Composizione", 1952 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Composizione", 1952 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Vingt ans plus tard, elle crée une "image-matière" à partir de pneus découpés, d’une facture minimale et sensuelle. En 1980, elle revient à la figuration, avec des aquarelles peintes sur des planches d’architecture. Sa dernière grande série réalisée dans les années 2000, qui s’inspire de la "mucca pazza" (épidémie de la vache folle), consiste en des compositions provocantes encaoutchouc, que l’on pourrait qualifier de povera queer

"Bricolage", 1967

"Bricolage", 1967

"C'e un alto metodo per finire", 1967 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"C'e un alto metodo per finire", 1967 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Future", 1967 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Future", 1967 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Siringhe", 1967 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Siringhe", 1967 de Carol Rama © Photo Éric Simon

A l'opposé de l'atelier d'artiste lumineux, l'appartement de Rama est une chambre obscure savamment mise en scène, où cohabitent une multitude de portraits, d'oeuvres et d'objets : matériaux bruts servant à ses pièces, statuettes primitives ou religieuses, objets pop.

 

"Rituale", 1964 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Rituale", 1964 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Sans titre", 1970 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Sans titre", 1970 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Perdonami le cONGIONZIONI", 1969 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Perdonami le cONGIONZIONI", 1969 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"De l'espace encore plus que du temps", 1970 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"De l'espace encore plus que du temps", 1970 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"De l'espace encore plus que du temps", 1971 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"De l'espace encore plus que du temps", 1971 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Carol Rama © Photo Éric Simon

Carol Rama © Photo Éric Simon

Sélectionnés avec Maria Cristina Mundici (Archivio Carol Rama), des objets dialoguent ici avec une installations de photographies de la casa studio réalisées par Bepi Ghiotti, sur une bande-son originale de Paolo Curtoni, mixant des sons enregistrés dans l'appartement, avec des captations de la voix de l'artiste.

Expo Rétrospective Contemporaine: "Passion selon Carol RAMA"
"Monument et immobilité de Birnam", 1977 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Monument et immobilité de Birnam", 1977 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Figure solitaire et excentrique, loin des collectifs et des modes, Carol Rama a cependant, tout au long de sa vie, fréquenté des artistes et des intellectuels, tels que Carlo Mollino, Edoardo Sanguineti, Lea Vergine, Man Ray, et aussi croisé Pier Paolo Pasolini ou Andy Warhol.

 

Elle apparait aujourd’hui comme une artiste incontournable pour comprendre les mutations de la représentation du XXe siècle. Lion d’Or à la Biennale de Venise en 2003, et à nouveau présenté dans l’édition 2013, son travail suscite aujourd’hui un grand intérêt auprès des institutions, des historiens de l’art et des artistes.

"La macelleria", 1980 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La macelleria", 1980 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La vache folle", 1998 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La vache folle", 1998 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La mucca Pazza", 1997 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La mucca Pazza", 1997 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La vache folle", 1997 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"La vache folle", 1997 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Autrice -Autoportraitiste - Attristée", 1969 de Carol Rama © Photo Éric Simon

"Autrice -Autoportraitiste - Attristée", 1969 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Exposition conçue par le Museu d’Art Contemporani de Barcelona (MACBA) et le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAMVP), organisée par le MACBA et coproduite avec PARIS MUSÉES / MAMVP, EMMA – Espoo Museum of Modern Art, Irish Museum of Modern Art, Dublin (IMMA) et GAM – Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea, Turin.    



Commissaire : Anne Dressen

Documentaire de Simone Pierini "Plus, encore plus", 2003 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Documentaire de Simone Pierini "Plus, encore plus", 2003 de Carol Rama © Photo Éric Simon

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

11 Avenue du Président Wilson

75116 Paris

 

http://www.mam.paris.fr/

 

 

Horaires:  Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h

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